Étiquette : ADMÉE

Événement 40 ans de mesure et évaluation : Le livre!

Mercredi, 24 mars de 9h à 11h (heure du Québec) // 15h à 17h (heure de Paris)

Isabelle Nizet (Université de Sherbrooke), Carla Barosso da Costa (UQAM) et Diane Leduc (UQAM)

Venez découvrir le livre qui commémore les 40 ans de l’ADMEE-Canada avec les directrices de l’ouvrage et trois de ses auteurs.

Nous vous offrons l’occasion de faire un tour de la structure et des chapitres de ce travail collectif, qui sortira des Presses de l’Université du Québec en mars 2021. Trois auteurs seront présents pour vous partager les idées, les enjeux et les défis de leur texte et échanger avec vous sur les questions posées par les thématiques abordées.

Auteurs invités : Nathalie Loye, Université de Montréal, Marc Romainville, Université de Namur, Belgique et Michel Laurier, professeur associé à l’Université d’Ottawa

Isabelle Nizet, Ph.D. est professeure à l’Université de Sherbrooke
Carla Barosso da Costa, Ph.D. est professeure à l’Université du Québec à Montréal
Diane Leduc, Ph.D. est professeure à l’Université du Québec à Montréal

Billets disponibles sur Evenbrite: http://bit.ly/3bUd5r6
Les détails pour participer (lien pour se brancher à la plateforme de l’évènement) seront envoyés aux détenteurs de billets quelques jours avant l’activité.

Écarts entre les performances en mathématiques des garçons et des filles au Québec : l’anxiété mathématique, une piste d’explication?

Présentation qui sera donnée par Patricia Vohl au 32e colloque annuel de l’ADMÉE-Europe, janvier 2020, Casablanca.

Les mathématiques constituent l’un des fondements de notre société hautement technologique. En effet, elles y sont omniprésentes : tantôt sous la forme d’habiletés de base, utilisées au cœur du quotidien et de manière universelle, tantôt sous la forme d’outils plus sophistiqués, nichés dans diverses applications en sciences pures et appliquées, en sciences de la santé, en sciences humaines et sociales, en sciences économiques, en finances, etc. Dans ce contexte, bien performer en mathématiques constitue un atout de taille; de grands enjeux académiques, professionnels et personnels y sont rattachés.

Académiquement, des études longitudinales montrent que les chances d’obtenir un diplôme d’études secondaire, de réussir la transition vers les études supérieures, puis de diplômer au post-secondaire sont directement liées aux performances en mathématiques au secondaire (Murnane, Willett et Levy, 1995; Parsons et Bynner, 2005; Ma, 1999; Chiu et Klassen, 2010; OCDE, 2014a, Stroke, 2015). De même, comme il est encore d’usage d’utiliser les notes en mathématiques comme critère d’admission dans divers programmes de formation de niveaux secondaire ou post-secondaire, la diversité des options qui s’offrent aux jeunes dépend des résultats obtenus dans ce domaine. De faibles performances en mathématiques limitent l’accès des individus à certains programmes de formation, et en conséquence, à certaines professions.

Une fois sur le marché du travail, des tendances tout aussi similaires s’observent. Les résultats en mathématiques conservent, même à ce niveau, un certain pouvoir prédictif.  À cet effet, des études montrent que les résultats en mathématiques au secondaire et au post-secondaire permettent de prédire le niveau d’employabilité des individus ainsi que leurs revenus professionnels éventuels (Murnane, Willett et Levy, 1995; Parsons et Bynner, 2005; Ma, 1999). De piètres performances en mathématiques limitent l’accès des individus à des emplois plus avantageux et plus rémunérateurs (OCDE, 2014a).

Au-delà de ces enjeux de nature académique et professionnelle s’ajoute un certain nombre d’enjeux personnels, tout aussi important. À titre d’exemple, des études montrent que les performances en mathématiques sont liées à la capacité qu’ont les individus à faire des choix de vie éclairés, ce qui permet de prédire des facteurs tels la qualité de vie ou même la longévité de ces individus (p.ex. Geary, 1996; Reyna et Brainerd, 2007; Rivera-Batiz, 1992). De surcroît, l’Évaluation de l’OCDE sur les compétences des adultes (OCDE, 2013) montre que les individus plus performants en mathématiques sont davantage susceptibles de se percevoir comme des « acteurs plutôt que comme des objets des processus politiques » (OCDE, 2014a, p.268), ce qui les rend davantage susceptibles d’agir dans leur milieu de vie.

D’un point de vue collectif, c’est l’ensemble de la société qui bénéficie des retombées individuelles positives liées aux bonnes performances en mathématiques. En effet, comme les bonnes performances dans ce domaine permettent aux individus de participer activement à la vie de leur société, plus les performances en mathématiques sont élevées dans une nation, plus la productivité de cette nation est élevée et plus elle croît économiquement (Geary, 1996; Moses & Cobb, 2001; Peterson, Woessmann, Hanushek, & Lastra-Anadon, 2011). 

À tout cela s’ajoutent deux enjeux spécifiques au secteur des professions liées aux mathématiques, les professions regroupées sous l’acronyme STGM pour sciences, technologies, génie et mathématiques. Le premier de ces enjeux concerne la pénurie de main d’œuvre qualifiée dans ces professions, depuis le début des années 2000, dans plusieurs pays et nations dont le Québec, le Canada (Pronovost et al., 2017) et les États-Unis (Beilock et Maloney, 2015).  Le second enjeu, tout à fait connexe au premier, a trait à la sous-représentation des femmes dans ces professions (Stoet et al., 2016; Statistiques Canada, 2007) et ce, même dans les pays les plus développés et les plus sensibles à l’égalité des chances entre les sexes (Stoet et al., 2016). Ce second phénomène accentue le premier, certes, mais de surcroît, entretient les inégalités hommes-femmes sur le marché du travail (OCDE, 2014a). Une des solutions envisagées pour contrer ces deux phénomènes consister à tenter de maximiser les performances en mathématiques des apprenants. En effet, il est montré que les performances en mathématiques sont liées, tant chez les garçons que les filles, à la probabilité d’opter pour un programme de formation STGM et donc, à une carrière dans ce domaine.

Comme nous le verrons d’entrée de jeu dans le cadre de cette présentation, le Québec fait bonne figure en termes de performances en mathématiques. En effet, les résultats de deux enquêtes à grande échelle, l’enquête PISA (Programme international pour le suivi des acquis des élèves) et l’enquête TIMSS (Trends in Mathematics and Sciences Study) montrent que les élèves québécois se classent, en moyenne, parmi les meilleurs internationalement. Cependant, des analyses plus approfondies font état de situations préoccupantes. En autres, on peut y déceler des écarts importants entre les garçons et les filles, à l’avantage des garçons. Ces constats s’avèrent fort déplorables dans le contexte des enjeux individuels et sociétaux évoqués ci-haut. 

C’est dans cette optique que nous nous tournerons vers un phénomène connu depuis plus de 50 ans et mis en cause par plusieurs auteurs pour expliquer les faibles performances en mathématiques ainsi que les écarts entre les garçons et les filles: l’anxiété mathématique (p.ex. OCDE, 2014b; Hembree, 1990; Chipman, Krantz et Silver, 1992; Ashcraft et Ridley, 2005 ; Beasley,Long et Natali, 2001 ; Ho et al., 2000; Scarpello, 2005; Ashcraft et Kirk, 2001; Foley et al., 2017; Ramirez, Gunderson, Levine et Beilock, 2013). Nous explorerons divers aspects de l’anxiété mathématique, à savoir les principales définitions, les causes possibles, les liens avec diverses caractéristiques motivationnelles de l’apprenant (p.ex. sentiment de compétence, sentiment d’efficacité personnelle, intérêt), les liens avec les performances en mathématiques et enfin, les liens avec l’évitement des mathématiques.

Nous proposerons ensuite un modèle théorique qui a l’avantage d’intégrer l’ensemble des aspects explorés. Nous terminerons avec la présentation d’une méthodologie qui devrait être mise en place en 2020 afin d’étudier la manière dont l’anxiété mathématique viendrait interférer avec les performances en mathématiques des élèves québécois, tout cela dans le but de mieux comprendre la source des écarts entre les garçons et les filles au Québec.

Références

Ashcraft, M. H., & Kirk, E. P. J. J. o. e. p. G. (2001). The relationships among working memory, math anxiety, and performance. 130(2), 224.

Ashcraft, M. H., & Ridley, K. S. (2005). Math anxiety and its cognitive consequences: A tutorial review.

Beasley, T. M., Long, J. D., Natali, M. J. M., Counseling, E. i., & Development. (2001). A confirmatory factor analysis of the mathematics anxiety scale for children. 34(1), 14.

Beilock, S. L., Maloney, E. A. J. P. I. f. t. B., & Sciences, B. (2015). Math anxiety: A factor in math achievement not to be ignored. 2(1), 4-12.

Chipman, S. F., Krantz, D. H., & Silver, R. J. P. s. (1992). Mathematics anxiety and science careers among able college women. 3(5), 292-296.

Chiu, M. M., Klassen, R. M. J. L., & Instruction. (2010). Relations of mathematics self-concept and its calibration with mathematics achievement: Cultural differences among fifteen-year-olds in 34 countries. 20(1), 2-17.

Foley, A. E., Herts, J. B., Borgonovi, F., Guerriero, S., Levine, S. C., & Beilock, S. L. J. C. D. i. P. S. (2017). The math anxiety-performance link: A global phenomenon. 26(1), 52-58.

Geary, D. C. J. B., & sciences, b. (1996). Sexual selection and sex differences in mathematical abilities. 19(2), 229-247.

Hembree, R. J. J. f. r. i. m. e. (1990). The nature, effects, and relief of mathematics anxiety. 33-46.

Ho, H.-Z., Senturk, D., Lam, A. G., Zimmer, J. M., Hong, S., Okamoto, Y., . . . Wang, C.-P. J. J. f. r. i. m. e. (2000). The affective and cognitive dimensions of math anxiety: A cross-national study. 362-379.

Ma, X. J. J. f. r. i. m. e. (1999). A meta-analysis of the relationship between anxiety toward mathematics and achievement in mathematics. 30(5), 520.

Moses, R. P., & Cobb Jr, C. J. S. P. (2001). Organizing algebra: The need to voice a demand. 31(4), 4-4.

Murnane, R. J., Willett, J. B., & Levy, F. (1995). The growing importance of cognitive skills in wage determination.

OECD. (2014a). Résultats du PISA 2012 : Savoirs et savoir-faire des élèves (Volume I).

OCDE. (2014b). Résultats de PISA 2012 : Des élèves prêts à apprendre (Volume III).

Parsons, S., & Bynner, J. (2005). Does numeracy matter more?

Peterson, P. E., Hanushek, E. A., & Riddell, J. B. J. E. N. (2011). US proficiency in math and reading lags behind that of most industrialized nations, endangering long term economic growth. 1-2.

Pronovost, M., Cormier, C., Potvin, P., & Riopel, M. (2017). Intérêt et motivation des jeunes pour les sciences.

Ramirez, G., Gunderson, E. A., Levine, S. C., Beilock, S. L. J. J. o. C., & Development. (2013). Math anxiety, working memory, and math achievement in early elementary school. 14(2), 187-202.

Reyna, V. F., Brainerd, C. J. J. L., & Differences, I. (2007). The importance of mathematics in health and human judgment: Numeracy, risk communication, and medical decision making. 17(2), 147-159.

Rivera-Batiz, F. L. J. J. o. H. R. (1992). Quantitative literacy and the likelihood of employment among young adults in the United States. 313-328.

Scarpello, G. V. (2005). The effect of mathematics anxiety on the course and career choice of high school vocational-technical education students.

Statistique Canada et le Conseil des ministres de l’Éducation du Canada (2007). Indicateurs de l’éducation au

 Canada : rapport du Programme d’indicateurs pancanadiens de l’éducation 2007.

Stoet, G., Bailey, D. H., Moore, A. M., & Geary, D. C. J. P. o. (2016). Countries with higher levels of gender equality show larger national sex differences in mathematics anxiety and relatively lower parental mathematics valuation for girls. 11(4), e0153857.

Stokke, A. J. C. H. I. C. (2015). What to Do About Canada’s Declining Math Scores? , 427.

Programmation de l’ADMÉE 2019

L’horaire détaille du 41e colloque de l’ADMÉE-Canada 2019 est enfin disponible. La programmation complète peut être consultée au: https://www.admee2019.ca/colloque-otl/

Voici les activités et présentations qui seront animées par des membres et collaborateurs du GRIÉMÉticC:

13 novembre – ateliers de Précolloque

9h00 à 12h00 – Premiers pas avec R. L’atelier d’initiation au langage statistique R (par Guillaume Loignon et Sébastien Béland) est de retour.

14 novembre – 1ère journée de colloque

10h15 – 10h35 – Salle King 2 – Que dit-on sur l’évaluation dans les journaux québécois? Sébastien Béland – Diane Leduc – Jamal Berdaa

10h55 – 11h15 – Salle King 1 – Quelles caractéristiques des futurs enseignants sont-elles liées à la propension à tricher dans les programmes de formation à l’enseignement? Marie-Hélène Hébert – Sylvie Fontaine – Eric Frenette

13h15 – 15h00 – Salle King 3 – Comment la psychométrie épouse-t-elle la validation en 2019? Guerre et paix. Symposium organisé par Nathalie Loye et Angel Arias.

  • 13:20 – Une méthodologie pour la vérification des postulats d’ordre linguistique lors de la création ou de l’amélioration d’un test. Guillaume Loignon.
  • 13h35 – Les approches d’apprentissage : la mise à l’épreuve de la validité de construit de l’instrument de mesure. Carla Barroso da Costa.
  • 13h50 – La validité des tests de jugement situationnel en contexte d’admission. Gilles Leclerc – Isabelle Lafleur – Nathalie Letarte (UdeM) – Ema Ferreira (UdeM) – Sébastien Béland – Nathalie Loye
  • 14h05 – Exploration de la dérive des paramètres d’items comme preuve de validité : une application du modèle de Rasch. Angel Arias.
  • 14h20 – Regard social sur des résultats d’une évaluation à large échelle à l’aide de modèles de mesure : cas du PASEC2014 au Cameroun. Alioum Alioum – Nathalie Loye.
  • 14h35 – Mise en commun.

15h15 – 16h45 – Salle King 3. Le crépuscule des idoles épistémologiques : mesure ou évaluation? L’éclairage de la philosophie des sciences sur un faux dilemme. Symposium organisé par Christophe Chénier.

  • 15h20 – À la recherche du « score platonicien » perdu. François Doyon (Cégep de Saint-Jérôme).
  • 15h35 – Les mythes du positivisme. Christophe Chénier.
  • 15h50 – Pensée mécaniste et identification de liens causaux au sein des sciences comportementales. Nicolas Paradis (Université d’Ottawa).
  • 16h05 – Les sciences de l’éducation survivront-elles à la naturalisation? Guillaume Loignon.
  • 16h20 – Mise en commun.

15h55 – 16h15 . Salle King 2. Les recommandations pour l’élaboration et l’évaluation des rapports à visée diagnostique des résultats des épreuves à grande échelle. Dan Thanh Duong Thi – Nathalie Loye.

17h00 – 18h00. Salle King 1-2-3 ensemble. Présentations affichées.

  • Affiche. L’évaluation du travail d’équipe, un problème récurrent en enseignement. Marie-Josée Dubois* (Université de Montréal) – Micheline Joanne Durand.

15 novembre – 2e journée de colloque

10h00 à 11h30. Salle King 3. État actuel de la situation au Québec en matière d’évaluation : regards croisés entre chercheurs, décideurs et praticiens de terrain. Symposium organisé par Anick Baribeau.

  • 10h05. Repenser le rôle de l’évaluation ministérielle : regard contrasté sur les épreuves du primaire, secondaire et en éducation aux adultes en mathématique. Mélanie Tremblay (Université du Québec à Rimouski – campus Lévis) – Anne-Michèle Delobbe (Université du Québec à Rimouski – campus Lévis).
  • 10h20. Finalités et fonctions de l’évaluation des apprentissages dans le système scolaire québécois : arrimer la politique et la pratique. Hélène Gaudreau (Conseil supérieur de l’éducation) – Nadine Forget-Dubois (Conseil supérieur de l’éducation).
  • 10h35. État des lieux au Québec sur le jugement professionnel d’évaluation au préscolaire, au primaire, au secondaire et en éducation des adultes. Anick Baribeau (Université de Sherbrooke) – Sylvie Barma (Université Laval) – Shirley Findell (Université Laval) – Noémie Montminy-Sanschagrin (Université Laval) – Keita Ndeye Binta (Université Laval) .
  • 10h50. Collaborer entre professionnels de l’éducation pour mieux évaluer. Audrey Raynault (Université de Montréal).
  • 11h05. L’évaluation des apprentissages et l’apport d’une technologie numérique nommée Virtual Math Teams (VMT-2). Thérèse Laferrière (Réseau PÉRISCOPE) – Molly Vézina (Collège des Compagnons) – Mélanie Tremblay (Université du Québec à Rimouski).
  • 11h35. Mise en commun.

13h45 – 14h05. King 2. Construire et valider un questionnaire portant sur l’intérêt d’enseigner l’éducation financière. Amélie Cambron-Prémont* (Université du Québec en Outaouais) – Sébastien Béland (Université de Montréal) – David Lefrançois (Université du Québec en Outaouais).

13h45 – 14h05. King 3. Chocolat que c’est bon! Une situation d’apprentissage et d’évaluation modifiée pour les élèves TSA du premier cycle du secondaire. Marie-Aimée Lamarche* (Université de Montréal) – Micheline Joanne Durand (Université de Montréal).

14h05 – 14h25. King 2. Quantifier le sentiment d’efficacité en métalittératie (compétences informationnelles) : développement et validation d’un instrument. lorent Michelot* (Université de Montréal) – Sébastien Béland (Université de Montréal) – Bruno Poellhuber (Université de Montréal).

14h05 – 14h25. L’expérience d’immigrants à l’évaluation authentique de leurs compétences langagières à l’épreuve de l’Office québécois de la langue française (OQLF). Lakshmee Devi Ramoo* (Université de Montréal) – Micheline Joanne Durand (Université de Montréal) .

14h25 – 14h45. Sévérité et modération sociale : l’évaluation en anglais, langue d’enseignement de 5e secondaire. Christophe Chénier (Université de Montréal) – Eugene Graziani (Ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur).

Appel de communications – ADMÉE 2019

L’évaluation et l’apprentissage : quelles combinaisons?

 Détails et formulaire de soumission :

www.admee2019.ca

Date limite : 26 mai 2019

L’événement s’adresse aux chercheures et chercheursétudiantes et étudiantspraticiennes et praticiensprofessionnelles et professionnels et aux intervenantes et intervenants des différents milieux d’application de la mesure et de l’évaluation et de différents domaines de formation (sciences de l’éducation, sciences de la santésciences et géniesciences humaines et socialesarts, etc.).

Merci de bien vouloir diffuser cette annonce le plus largement possible dans vos réseaux.

Le comité organisateur de l’Université de Sherbrooke,

Sawsen Lakhal (CRIFPE-Sherbrooke)

Christina St-Onge (Groupe de recherche en quête de validité)

Anick Baribeau

Isabelle Nizet

Appel de communications – 40e session d’études de l’ADMÉÉ-Canada

APPEL DE COMMUNICATIONS
Date limite : 20 mai 2018

Site Internet de l’événement/Website of the event: https://www.admee2018.ca/.

En cette année de la 40e session d’études de l’Association pour le développement des méthodologies d’évaluation en éducation (ADMEE-Canada), c’est avec un grand plaisir que nous vous convions à Montréal les 14, 15 et 16 novembre 2018. Venez profiter de la métropole aux multiples visages pour célébrer avec nous l’évolution de ce regroupement emblématique et incontournable du paysage canadien de la mesure et de l’évaluation.

À travers ces 40 années de travaux, d’échanges, de débats et de réalisations, les sessions d’études ont abordé de multiples thématiques : des enjeux politiques à l’instrumentalisation en passant par les diverses théories et méthodologies. Afin de mettre en relief la richesse des aspects entourant la mesure et l’évaluation, mais surtout pour souligner le dynamisme collectif de ce domaine, le thème des théories et pratiques comme lieu d’action nous semble fédérateur. Les théories parce qu’elles sont un ensemble, un système, une vision qui observe et guide l’action. Les pratiques parce qu’elles supposent des processus de transformation de l’environnement tout autant que des personnes, et parce qu’elles sont singulières, complexes et changeantes. L’action parce qu’elle est synonyme d’agir, d’induire un changement, d’orienter, de progresser. Le thème « Les théories et les pratiques de la mesure et de l’évaluation au cœur de l’action » se veut une vision bien ancrée dans le terrain pour témoigner des avancées en mesure et en évaluation, en formation tout autant que dans les différents milieux d’application.

Par ailleurs, nous renouons cette année encore avec la tenue d’un précolloque qui aura lieu le mercredi 14 novembre à l’Université du Québec à Montréal. Plusieurs ateliers liés au thème orienteront votre regard sur les théories, les pratiques et l’action. D’autres nouveautés et surprises vous attendent à l’occasion de ce 40e anniversaire.

Chercheurs, praticiens, professionnels, étudiants et intervenants des différents milieux de la mesure et de l’évaluation et de différents domaines (santé, sciences, sciences humaines, arts, etc.) sont donc invités à exposer leurs réflexions théoriques, à témoigner de leurs pratiques, à échanger sur les actions qu’ils posent, en français et en anglais. En somme, à participer à l’évolution de l’ADMEE afin qu’elle puisse vivre encore longtemps.

Veuillez noter que les communications seront présentées dans la langue dans laquelle elles auront été soumises, sans traduction simultanée.

Le comité organisateur de l’UQAM
Carla Barroso da Costa
Diane Leduc
Pascal Ndinga
André-Sébastien Aubin

 

Symposium sur l’évaluation et les technologies numériques

Chère Collègue, Cher collègue,

A l’occasion du prochain colloque de l’ADMEE-Europe nous proposons d’organiser un symposium sur la thématique de l’évaluation et des technologies numériques, dans la perspective d’une publication.

Ce symposium questionnera les développements et les finalités des technologies numériques qui contribuent de plus en plus aux pratiques d’évaluation et d’autoévaluation. Elles s’intègrent aux pratiques d’enseignement – apprentissage dans des environnements et des situations très diverses et touchent toutes les disciplines et tous les degrés d’enseignement.

Différents aspects traitant spécifiquement des rapports entre évaluation et technologies numériques seront investigués :

  • Contextes et informations recueillies

En quoi le recours à l’évaluation par les technologies modifie-t-il les modèles d’évaluation ? Dans quelle mesure reste-t-on dans un cadre docimologique ? Quels types d’informations capte-t-on et privilégie-t-on ? En quoi les contraintes des environnements d’apprentissage intégrant les technologies déterminent-elles les pratiques d’évaluation (i.e. la co-évaluation dans les moocs) ?

  • Contributions à l’évaluation des apprentissages

En quoi les technologies numériques contribuent-elles à l’évaluation (la progression) des apprentissages ? Quelles fonctions (régulation, certification, diagnostic) visent-elles prioritairement ? Quelles sont les spécificités des dispositifs qui y recourent ? Quels bénéfices offrent-elles par rapport aux pratiques traditionnelles d’évaluation ? Quels risques ou quels écueils est-il possible d’identifier ?

  • Nature et impact des feedbacks donnés 

Quels sont les types de feedbacks délivrés par les technologies ? Répondent-ils à des codes particuliers associés au numérique (scores, points, badges …) ? De quel type de mesure relèvent-ils ? Quelles peuvent être les réactions des apprenants lorsqu’ils savent que ce sont des machines qui les évaluent ? Quelle valeur accordent-ils à ces jugements ? Quelle complémentarité peut-il y avoir entre les feedbacks donnés par des outils technologiques et des humains ?

  • Objets évalués, disciplines et contextes

Les technologies permettent-elles l’évaluation de tout type de savoirs ? Sont-elles plus pertinentes pour certains d’entre eux ? Y a-t-il des disciplines ou des degrés d’enseignement qui se prêtent mieux à une évaluation recourant aux technologies ? Permettent-elles de modifier les focus sur lesquels l’évaluation porte habituellement (produit vs processus) ?

  • Ethique et déontologie

En quoi l’évaluation réalisée par des machines est-elle acceptée (ou acceptable) par les apprenants et les enseignants ? A quelles règles déontologiques les données collectées et les algorithmes utilisés répondent-ils ? Peut-on percevoir des dérives néfastes ou des problèmes particuliers ?

Si vous êtes intéressé pour participer à ce symposium, envoyez-nous une proposition d’ici le 6 septembre 2017 comprenant :

  • Nom des auteurs avec email et attache institutionnelle
  •  un titre
  •  un résumé court de 300 mots maximum
  •  un résumé long de 1000 mots maximum
  •  3 mots-clés.

En vous souhaitant un très bel été,

Pierre-François Coen : coenp@edufr.ch

Pascal Detroz : p.detroz@ulg.ac.be

Nathalie Younès : nathalie.younes@uca.fr