Catégorie : Nouvelle

L’enseignement des statistiques pour les étudiants des sciences humaines et sociales

Colloque qui aura lieu au congrès annuel de l’ACFAS à Chicoutimi, le jeudi 10 mai 2018
L’enseignement des statistiques pour les sciences humaines est un défi qui n’a pas son pareil dans les autres matières. D’une part, les étudiants arrivent avec des idées préconçues difficiles à cerner (p. ex., Konold, 1995) et une anxiété explicite envers les statistiques (Cantinotti et coll., 2017). D’autre part, plusieurs des concepts à transmettre sont abstraits (p. ex., échantillonnage et distribution d’échantillonnage) et hiérarchiques (p. ex., l’erreur type comme une statistique de statistiques). Ceci entraîne plusieurs enjeux sur le plan pédagogique et sur celui des apprentissages, qui se traduisent chez de nombreux étudiants en sciences humaines par une littératie déficiente en statistique (McLauchlan et Schonlau, 2016).

 

Dans ce colloque, nous aimerions lancer une discussion sur les pratiques pédagogiques actuelles et les possibilités de changer l’enseignement des statistiques en discutant de quatre grands thèmes : 1) les méthodes d’enseignement en classe ainsi que le rôle des outils informatiques et mathématiques dans cet enseignement; 2) la mesure de l’acquisition des concepts clés derrière la littératie statistique; 3) les facteurs psychologiques modulant l’acquisition des compétences statistiques; et 4) les limites cognitives réduisant l’acquisition des concepts. Au préalable, nous allons passer en revue les pratiques actuelles dans plusieurs universités canadiennes francophones. Dans une seconde partie, nous allons explorer une approche empirique pour permettre de déterminer les concepts jugés nécessaires à l’acquisition de la « statisticie » selon les professeurs qui enseignent cette matière. Par une série de discussions ouvertes, l’assistance pourra contribuer au débat.

 

Responsables:

Denis Cousineau, Université d’Ottawa

Sébastien Béland, Université de Montréal

Michael Cantinotti, Université du Québec à Trois-Rivières

Daniel Lalande, Université du Québec à Chicoutimi

Proposition de reconceptualisation de la capacité d’absorption : la capacité d’absorption actualisée

Très brillante soutenance de thèse de Pierre Gignac la semaine dernière.

L’équipe du GRIÉMÉtic tient à le féliciter chaleureusement pour l’obtention de la mention exceptionnelle lors de sa soutenance de thèse qui avait lieu jeudi le 15 février dernier. Elle a été réalisée sous la direction de recherche de Nathalie Loye, Département d’administration et fondements de l’éducation, Université de Montréal, et sous la co-direction de Mickaël Gardoni, Département de génie de la production automatisée, ÉTS.

Félicitations au nouveau docteur!

 

Conférence-midi du GRIÉMÉtic

EDU 1013 Évaluation des apprentissages en milieu scolaire : dans les coulisses de la conception d’un cours à distance à l’Université TÉLUQ

Conférencière invitée : Marie-Hélène Hébert, Professeure substitut en mesure et évaluation à l’Université TÉLUQ

 

Le 22 février 2018, de 12h à 13h

Université de Montréal, pavillon Marie-Victorin, local B-328

Résumé: Grâce à un procédé de conception de cours éprouvé et au savoir-faire d’une équipe multidisciplinaire expérimentée, l’Université TÉLUQ contribue à la formation à distance de près de 20 000 étudiants par année. Depuis l’automne 2017, un cours d’évaluation des apprentissages y est offert au premier cycle dont l’objectif vise à faire acquérir, par les étudiants, les connaissances et les compétences nécessaires à l’évaluation des apprentissages des élèves du préscolaire, du primaire ou du secondaire en milieu scolaire québécois.

Le but de cette conférence-midi du GRIÉMÉtic est double : faire connaître la manière innovante de concevoir les cours à l’Université TÉLUQ, du design de la formation à sa diffusion, et montrer l’exemple d’un livrable (le cours EDU 1013 Évaluation des apprentissages en milieu scolaire).

 

 

Pour plus d’information :

Iris Bourgault Bouthillier

Coordonnatrice du GRIÉMÉtic

Iris.bourgault.bouthillier@umontreal.ca

Soutenance de thèse de Pierre Gignac

Le 15 février 2018 à 13h30

Université de Montréal, pavillon Marie-Victorin, local B-328

Proposition de reconceptualisation de la capacité d’absorption : la capacité d’absorption actualisée.

Reconnaître la valeur des signes précurseurs de changements technologiques imminents, sociaux ou en santé, requiert un esprit alerte et ouvert. S’approprier, maîtriser et exploiter par des innovations les connaissances émergentes, publiques ou échappées d’une recherche, exigent plus que curiosité et intuition. Cohen et Levinthal (1989a, b, 1990) ont nommé « capacité d’absorption » cette habileté : « la capacité de reconnaître la valeur d’une nouvelle information, de l’assimiler et de l’exploiter à des fins commerciales (1990 : 128) ».

Jamais opérationnalisées pour en expliquer l’apparition, nous suggérons un premier modèle de développement des habiletés « d’absorption ». Nous montrons que les habiletés d’apprentissage, de changements dynamiques et créatives permettent aux organisations de migrer de l’imitation de produits/services vers l’innovation radicale. De la conjonction organisationnelle des trois habiletés émergent la reconnaissance de valeur des informations repérées et la capacité d’absorption. Notre modèle se conforme à la Taxonomie de Bloom. L’ajout des connaissances systémiques et complexes et du volet cognitif « anticiper » y intègre la recherche en gestion. Le SECI (Nonaka et Takeuchi, 1995) et le modèle componentiel de la créativité (Amabile, 1996) soutiennent notre approche.

Cohen et Levinthal (1989a, b, 1990) ont montré que ces habiletés permettent d’anticiper les technologies à venir. Zou, Ertug et George (2018) synthétisent 30 ans de recherches empiriques et exposent son importance pour l’innovation et les transferts de connaissances.

Le GRIÉMÉtic se dote d’une technologie de pointe

Thomas essaie les lunettes Tobii

Les lunettes de tracking visuel (LTV) permettent d’identifier les endroits où le regard d’une personne se pose (sur un document, sur un écran, dans un simulateur, en mouvement dans un environnement) et de donner accès à des données révélatrices de son comportement et des processus cognitifs qu’elle met en action. Les données sont collectées sous forme vidéo, et le logiciel d’analyse permet ensuite de paramétrer les zones d’intérêts et de procéder à un codage des vidéos qui peut en partie être automatisé. Ce codage permet une analyse qualitative des données recueillies. Ce codage permet aussi de produire des bases de données quantitatives complexes qui peuvent être ensuite exportées dans une variété de logiciels (R, Mplus, etc.) pour d’autres analyses de type modélisation mathématique qui sont au cœur de l’axe 1 de la programmation de notre équipe.